The men is in the house

Hihaaaa ! voilà des nouvelles fraiches de Montréal !

La rouge au Québec !

ATTENTION !!!!!!! CE BILLET EST D'UNE LONGUEUR INCONSIDERABLE...



Salut à tous !



Comme beaucoup de gens le savent, ma cousine Laetitia est venue nous rendre visite accompagnée d'Alex son chéri. Et si vous ne le savez pas tous, l'arrivée de Laeti a été pour moi un évènement à marquer d'une pierre blanche. La veille de son arrivée, j'étais littéralement au bord de la crise d'apoplexie (j'aime ce terme.. je ne sais pas ce que ça veux dire...). Je ressemblais plus à une hystérique tenant son balai dans une main et marmonnant des choses désordonnées, qu'à la cousine qu'elle a toujours eu... C'est-à-dire moi dans mon état normal. Tout devait être parfait et j'ai bien cru que Lauris allait défaillir et perdre patience assez rapidement. Non seulement nous étions physiquement prêts à l'accueillir mais mentalement aussi. Si je n'avais pas assez soulé Lauris sur nos histoires de jeunesse, je lui ai encore répété avant qu'elle arrive. Toutes les anecdotes (ou presque... il y en a tant) y sont passées. Il était IMPENSABLE que Lauris ne sache pas tout ce qu'on a vécu toutes les 2 !!!! Je soupçonne aussi Laeti d'avoir fait la même chose de son côté, je la connais !


Parler d'elle me renvoi à des années auparavant... Années pendant lesquelles j'ai grandi dans son petit monde, à Lodève, au fil des vacances scolaires et des week-ends à rallonge. Depuis les repas de famille jusqu'à nos premières cuites (te rapelles-tu du Soho morue ???), nous avons partagé beaucoup et souvent. Dans la joie et dans la peine. Puis le temps est passé et nous avons suivi nos chemins, sans jamais oublier de nous parler régulièrement au téléphone. Aujourd'hui le temps des vacances est bien loin de nous et voilà de nombreuses années que je n'avais pas eu l'occasion de m'endormir dans la même pièce qu'elle (après lui avoir tellement parlé qu'elle en profitait bien souvent pour s'endormir...).


Son arrivée était pour moi l'occasion de rencontrer son tendre amour, que j'avais déjà aperçu (on a quand même dormi tous les 3 dans la même tente au mariage de notre cousine, parce que je n'avais rien !) mais qu'il me fallait absolument connaitre plus que ça ! Pour l'instant je sais une chose : Alex lui a offert son billet d'avion pour venir me rejoindre... Comment ne pourrais-je pas aimer celui qui me permet de passer de longs moments avec Laeti... Je le savais qu'il avait du potentiel !!!


Alors avec Lauris, de leur première à leur dernière heure sur le sol canadien, nous avons tentés de leur faire passer de bonnes vacances... On leur en a montré des choses, on les a fait se lever tôt les garçons fatigués... Alors voilà un petit condensé des vacances de rêve que nous avons passé !


La difficulté première (à laquelle nous avons répondu très très rapidement) a été que nous vivons dans un petit appartement et que nous avions 2 tabourets... On en avait acheté un pour l'arrivée de Mireille mais là... il en manquait encore un puisqu'on était désormais 4 ! Il nous a simplement suffit d'aller faire un tour dans la rue juste derrière chez nous afin de trouver près des poubelles (oui ! On fait les poubelles !) un tabouret cassé mais encore tout à fait utilisable !!! Si nos hommes ne savaient pas qu'on était capable de récupérer un tabouret dans une poubelle... Ils en sont désormais persuadés ! En plus, on est super épanouies !!







Question culture on a fait soft, on a visité le jardin botanique (me trouverez-vous sur la photo ???)




Et on a aussi visité le biodôme qui regorge d'animaux sympas ! Lynx, grenouilles vert fluos, manchots, et aussi cet oiseau qui reste sur une patte alors qu'il en a 2... L'oiseau c'est celui de gauche, à droite c'est Laeti qui essaie de le refaire, je précise parce qu'on fini par ne plus savoir qui est l'oiseau... Quel fort pouvoir de mimétisme...







En y réfléchissant bien, la plus grande partie des vacances a consisté à manger. Manger de tout, manger partout, manger tout le temps... Voici le petit déjeuner COPIEUX que nous avons mangé un matin et qui nous a tenu au corps jusqu'au repas du soir ! Smoothie, oeufs, bacon, pancakes, saucisses, fruits, café, pommes de terre, ketchup...







Et voilà la plateau de sushis ! Pour les amateurs sachez qu'il contient environ 80 morceaux et qu'il a couté 80 $ soit 53 € !!!! Ce qui, en France, est à peu de choses près le prix pour 30 sushis grand maximum !




On a aussi testé avec Laeti et Alex un resto japonais qui s'appelle Tampopo et dans lequel on mange assis par terre ! Puisque vous me lisez souvent, je peux vous avouer quelque chose... on doit manger dans ce resto au moins une fois par semaine... Ils ont une soupe qui rend fou et riche du coup (et qui pique un peu selon Alex !!) Enfin, si on veut utiliser les mots d'Alex, il faut plutôt comprendre que Lauris a un gosier en titane !!!





On a aussi mangé dans un resto chinois, qui reste un grand moment dans ma p'tite tête ! Dur dur de ne pas renverser de thé avec une théière comme celle-là ! D'ailleurs, on a tous perdu en reversant allègrement du thé sur la nappe, le serveur était même pire que nous ! Remarquons ensemble l'ingéniosité dont les petits chinois ont fait preuve en investissant dans des nappes faites en feuilles de plastique plutôt que de se crever la patate à mettre des nappes en tissus beaucoup trop salissantes !!



Bien sûr, ils ne pouvaient pas partir d'ici sans avoir goûté au plat typique (seul et unique d'ailleurs) du Québec... La poutine !!! Ah, ça a de la gueule hein !!! Donc pour ceux qui tenteraient de le refaire chez eux, c'est peine perdue... Les frites sont bien trouvables mais les petits morceaux de fromage qu'ils mettent dessus n'ont absolument aucun gout, avec une texture... euh... plastique ! Sans parler de la sauce, qui est une sauce pour poutine et qui ne re rapproche d'absolument rien de connu en France à ce jour ! Finalement, ça donne un truc assez lourd mais super bon si tant est qu'on ait vraiment (VRAIMENT) faim et vraiment (VRAIMENT) froid !




Certains moments restent inoubliables, le froid aidant ! On a fait une soirée luge absolument extraordinaire et intemporelle ! 3h de glisse sur une crazy carpet (à traduire par : un pauvre morceaux rectangulaire de plastique dur sur lequel on pose ses fesses pour glisser) à - quelque chose au niveau de la température !!! Les photos parlent d'elles-mêmes...





Oh Elsa qui fait du snow... La classe !




Oh, Elsa qui ramasse son snow... Ben oui... Vous croyez qu'il se ramasse tout seul !




Cette soirée nous a permis à tous d'admirer (pour la première fois ou pas !) la vue de Montréal by night (j'essaie de vous initier à mes connaissances en langue anglaise... connaissances inépuisables d'ailleurs...)





Sur cette photo : JR (fournisseur officiel de cours de snowskate à Elsa qui dépassera bientôt le maître), Lauris (le seul à avoir une bière... Avec Alex... Bravo la mentalité), Elsa (cousine bien aimée), Moi (bienheureuse aux joues rouges), Alex (l'homme qui trempait son baggel), Laeti (rousse sous son animal mort) et Audrey (la copine d'Elsa en vacance ici qui a gentiment prêté son papillon à JR).




Autre moment super : La soirée à Igloofest ! Le concept... Une soirée à ciel ouvert (je vous rappelle l'originalité de faire une soirée à l'extérieur lorsque la température moyenne est de -10) avec de la musique électro à fond et des sculptures de glace (dont un bar entièrement fait de glace !) Des photos !





Le bar de glace !



Le premier qui nous vole la nourriture et un homme mort...



Etre à Montréal en hiver signifie aussi : faire du patin à glace !!! Bon, on a fait de très nombreuses figures mais je ne vous montre que les plus soft, histoire de ne pas vous en foutre plein les yeux... Vous remarquerez au passage, notre originalité à chacun...







Bien sûr, le clou des vacances (et hop ! Une nouvelle expression !) a été la journée en chien de traineau. Avant de laisser parler les photos, sachez qu'on est partis à côté de Québec pour faire du chien de traineau mais pas que ! On a aussi fait une ballade en raquette, dormi dans un châlet sans électricité (et toilettes extérieures !), manger plein de bonnes choses et visité un chenil de huskies complètement hystériques !
Notre moyen de transport ! Et notre transporteur !

Oui !!! Il y avait des sièges chauffants ! Et une prise !
La rando en raquettes...
Parce que la ballade en raquette n'était pas que fatiguante, nous avons appris que si on était perdus dans la forêt, nous pouvions toujours tenter de survivre en mangeant la résine des sapins... Nous avons aussi vite compris que la résine... est absolument dégueulasse !
Le bois devant, c'était pas pour faire beau... C'était pour alimenter la cheminée !!


Celui (ou celle) qui a testé les toilettes (je ne dénonçerais pas) a gardé des échardes dans les fesses toute la nuit !!!



Oh ! Un musher !!! Le musher c'est celui qui conduit le traineau !







Après le chien de traineau on a fait une petite visite éclair dans la ville de Québec ! Pour la petite histoire, nous avons fait un détour de je sais pas combien de kilomètres pour arriver à Québec en bateau, parce qu'on nous avait vanté la vue du bateau... et le temps de se servir un café dans le bateau... On était déjà arrivés...



Non, non, il ne faisait pas froid du tout...








Le célèbre carnaval de Québec était en pleine "construction" ! On n'aura pas vu le chateau de glace terminé, mais il en imposait déjà !!



Bien sûr, nous avons fait plus de choses encore mais je garde pour moi tout le reste ! Comme ça j'aurais encore des choses à vous dire quand on reviendra !
Merci à vous 2 d'être venus nous voir. Ma morue, je t'aime. Alex, t'es un mec impeccable (sauf que tu trempes ton baggel, mais là... je peux rien faire...)
Bisous à tous.

L'urgence à Montréal : Test 1

Et là vous vous demandez ce que peut bien signifier ce titre...


Sachez donc que l'urgence se traduit en France par les urgences. Les urgences étant la partie de l'hôpital où l'on va quand on ne peux plus faire autrement ! Il me faut donc absolument vous rassurez (non pas que je vous vois forcément inquiets mais enfin, je me dois de préserver votre santé eventuellement fragile) en vous disant que je vais bien et que vous n'avez pas à vous soucier de ce détail jsuqu'à la fin de mon récit, qui se veut explicite et tellement authentique !

déjà, je dois vous rappeler que je ne recule devant rien pour vous faire vivre l'aventure Québec de l'intérieur. Dans mes billets, je me noies dans les détails, je teste, j'apprends et j'enseigne... Bref, je suis prête à tout. Oui, on sait que le système de soin en France est exceptionnel, fabuleux, merveilleux, peu coûteux, incroyable, hallucinant, dingue... (Odette : tous ces synonymes sont mon hommage à ton adorable commentaire). Mais finalement qu'est-ce qu'on en sait vraiment ? Qui est allé tester les soins de santé dans une autre contrée ??


Fière résidente de Montréal (résidente temporaire mais résidente quand même), je me suis dit " Vis-le de l'intérieur et tu pourras répandre la parole sainte aux 4 coins du monde... ou juste aux 4 coins de la famille...". Prétextant donc un mal de ventre soudain (pour ajouter une émotion à la palette de mes écrits, sachez tout de même que le mal de ventre était bien réel, bien persistant et surtout bien douloureux) et après 48h de souffrances... Je décide d'écouter Lauris (une fois n'est pas coutume : les hommes ont peut-être parfois raison) et de "visiter" (terme québécois, vous en apprendrez des choses dans ce billet...) un médecin.


La clinique la plus près est située assez près de chez moi, on me conseille de m'y pointer tôt, ce que je fais. Je n'ai toutefois pas échappé à la file d'attente de 3h au moins. Je me retrouve face à un médecin tout à fait normal (presque trop, j'aurai dû me méfier !) qui commence par des banalités puis me pose un bon nombre de questions. Je passe sur la table d'examen, il me palpe, me questionne encore, réflechit puis me dit d'un air posé "parfait, je pense que c'est une appendicite, prenez ce papier et allez aux urgences tout de suite"... Parfait, parfait... Ca dépend pour qui !!


Ah oui... Je vais peut-être faire un petit détour par la maison pour en avertir mon cher et tendre... Me voilà partie pour rentrer à la maison où je me dis que Lauris doit attendre, anxieux, la réponse que m'a donné le docteur sur mes douleurs insistantes. Perdu... il dormait ! Mais enfin, il attend quand même la réponse... Qui ne lui plait pas du tout... On mange rapidement puis on se dit que mauvaise blague ou vérité, il vaut mieux aller faire un tour aux urgences (à l'urgence : une maitresse m'a dit que la répétition était l'une des meilleurs méthodes d'apprentissage) histoire de vérifier tout ça.


Arrivés peu de temps plus tard, on remarque que l'urgence (la répétition je vous disais...) est en travaux (ce qui expliquera l'état assez pourri du bâtiment dans lequel on est entré) et on emprunte de nombreux couloirs et ascenseurs avant d'arriver au but. Il faut prendre un numéro pour se faire "évaluer" (ne cherchez pas de traduction : se faire évaluer c'est vraiment pour se faire évaluer) afin que l'infirmière sache si le patient est pas du tout sur le point de mourir, quasiment sur le point de mourir ou déjà mort... Bref, un petit classement pas bien méchant. Je lui explique alors mon histoire après un légendaire "assoyez-vous !"


Ah !!! Je ne vous l'ai pas racontée d'ailleurs !!! Et bien en partant du supermarché Maxi (où Laeti et Alex se sont régalés à prendre en photo les emballages absolument énoooOOrmes de nourriture) on s'est mis à courir frénétiquement pour ne pas louper le bus que nous voyions au loin. Et là... C'est le drame, je m'arrête de courir parce que le bas de mon ventre me fait beaucoup trop mal. Je ne dis rien et monte dans le bus mais la douleur est trop intense, je ne peux plus m'asseoir et je finirai dans le lit, mi-assise mi-debout pendant que tout le monde range les courses. Le lendemain la douleur était moins intense mais toujours là, le surlendemain, elle était encore là, plus vicieuse, mais bien présente. C'est là qu'interviendra la parole raisonnée de mon adorable conjoint "il faut aller voir le docteur, c'est pas une suggestion, c'est un ordre"...


L'infirmière me dit que je dois ensuite aller m'inscrire au bureau des inscriptions (d'une logique implaquable) et qu'on m'appellera ensuite par mon nom. La jeune fille de l'inscription se perd dans les questions et fini par me demander avec aplomb "votre numéro de téléphone avant le mariage ?" Mmmmmm... Il fallait comprendre mon nom de famille avant le mariage et je me suis tapé un gros fou rire avec Lauris. Pendant que je réponds aux questions, je regarde discrètement les tarifs pratiqués pour ceux qui ne sont pas résidents. Précisons que je suis résidente et heureusement, parce que j'aurais endetté les 5 générations futures pour une consultation. Pour exemple apprenez donc qu'une chirurgie d'une journée coûte environ 4 600 $...


On me tend un flacon et on m'explique gentiment que je vais devoir faire pipi dedans puis attendre les résultats qui seront là dans une petite demi-heure. Je traduis dans ma tête que ça va durer au moins 1h30 (et j'étais encore un peu loin de la vérité). Après une attente interminable, j'entends mon nom dans l'un des hauts-parleurs et on se lève à la hâte vers la salle qui nous est annoncée. Mais l'attente se poursuit et on commence à trouver ça long jusqu'à ce qu'une infirmière ouvre délicatement la porte et nous dise avec un naturel déconcertant "le médecin aura un peu de retard parce qu'il est retenu par un patient en train de mourir"... Ah oui... Bon, ben on va dire OK...


Dr Chouchou (on l'a surnommé comme ça parce que c'était un russe qui parlait avec la bouche en cul de poule façon chouchou de Gad Elmaleh) vient simplement me dire que mes analyses d'urine sont normales et qu'on va passer à l'étape suivante : la prise de sang. Déjà beaucoup moins drôle que l'épreuve où on doit faire pipi dans un petit bocal je fais la femme forte et je ferme le poing. Bien sûr, il a fallu que l'infirmière me rate "tu ne fais pas mal à Coralie au moins" dixit Dr Chouchou à l'infirmière pas dégourdie...


Nous revoilà partis dans la salle d'attente pour... attendre (ok... toujours d'une logique implaquable !). Des ambulanciers passent jusqu'à ce que l'un d'eux s'arrête, zappe les chaines de télé (ah oui, il y avait une télé !) jusqu'à trouver la chaine qui diffuse le match de Hockey sur glace qui oppose Montréal à je ne sais plus trop qui (c'est je ne sais plus trop qui qui a gagné d'ailleurs !). Et là... en grand professionnel, il a chopé une chaise et s'est calé jusqu'à ce que l'autre équipe gagne. A ce moment-là, il a dû considérer que sa pause était terminée et qu'il pouvait retourner travailler... Ah le rendement québécois.


Après avoir attendu quelques heures de plus, mon nom retentit une seconde fois et l'on m'annonce, encore une fois, que tout va bien et qu'on passe à l'étape suivante : l'examen gynécologique. Moi pas peur, moi aventurière, je continue cette journée dans les bureaux de l'urgence et me retrouve à moitié nue devant Dr Chouchou.


L'examen terminé, Dr Chouchou m'explique qu'il pense que c'est probablement un kyste qui a éclaté dans l'ovaire, rien de grave, c'est juste douloureux. Mais il veut confirmer son diagnostic et propose des échographies, l'une pelvienne et l'autre abdominale.


C'est à cet instant qu'ils ont dû se dire que c'était trop pour une seule femme, et m'ont priée de rentrer chez moi pour revenir le lendemain 9h précise à jeun (sinon ça aurait été moins drôle... logique !). Nous sommes donc sortis, assez fatigués, vers 20h et la fin de journée s'est déroulée calmement (et sans nourriture à partir de minuit !).


Levés aux aurores le lendemain matin, on arrive à l'heure et même en avance à l'urgence (oserais-je encore parler de répétition...) où l'on nous dit "assoyez-vous, le médecin n'arrive pas avant 10h30"... Bon, du coup l'étape de la veille où on nous a fait jurer, cracher par terre, qu'on arriverait à 9h apparait comme beaucoup moins logique... Bref, comme on a subit un véritable entrainement question attente, on s'assois et on patiente.


Le médecin arrive vers 11h et je suis la première (bien sûr, la première à avoir cru un seul instant qu'un médecin québecois allait commencer à 9h pétantes un dimanche). L'échographie est faite et on me demande de retourner attendre les résultats.


Après de longues, très longues heures d'attente, Dr Pakistan (chouchou était certainement parti se coucher après avoir été appelé sur un patient "en train de mourir" et s'être occupé de mes analyses d'urine) vient me dire qu'une fois de plus, tout va bien, que c'est peut-être l'appendicite mais qu'on ne peut pas en être sûrs.


Totalement apeurés par les plaintes des patients en responsabilité de l'hôpital, hors de question pour eux de m'opérer s'ils n'en sont pas sûrs, m'expliquent-ils. Je repars donc avec un RDV chez un gastro-entérologue pour mercredi 3 février, où, parait-il, on saura vraiment que c'est l'appendicite si j'ai encore mal...


Bref, vous aurez compris que mon interminable récit touche à sa fin puisque mercredi n'est pas encore passé et que finalement, après 2 jours assise dans une chaise aux urgences et des examens à n'en plus finir, je ne sais toujours pas si je vais avoir droit à la visite d'une salle d'opération ou pas !!!


Je vous laisse sur ce suspens insoutenable !!!

Vacances : Etapes 3 et 4





Après Boston, le temps est venu pour Lauris, Elsa et moi de reposer les pieds sur le sol New-Yorkais tant idolé par les adoratrices de Sex and the city (dont je ne fais pas partie, mais que je n'oublie pas puisqu'Emilie fait partie de ce groupuscule quasi fanatique). Ces quelques jours ont pourtant été très différents des premiers jours que nous avions pu y passer, quelques semaines plus tôt...









Tout a commencé dans la gare d'autobus de Boston. Nous devions prendre le bus à 2h du matin et, en personnes adultes dotés d'un indéniable sens des responsabilités et d'une intelligence hors norme (5 personnes intelligentes = une personne VACHEMENT intelligente... Logique), nous sommes arrivés à l'avance. Bien à l'avance. Mais enfin, la réussite de nos vacances passe aussi par le fait d'avoir son bus en temps et en heure !



Et c'est bien ce qui est arrivé, nous avons pris notre bus à l'heure, après que nous ayons lamentablement squattés, tels de véritables clodos, le sol de la gare, des heures durant !









Il faisait plus froid que lors de notre premier séjour... Il a même neigé ! Nos joues étaient rouges et nos oreilles ont faillit tomber bien plus d'une fois ! Comme nous sommes des aventuriers dans l'âme, et nos oreilles faisant partie de cet être entièrement aventurier... Nos oreilles ont tenu le coup (le syllogisme juridique : je suis un aventurier, mes oreilles font partie de moi : mes oreilles sont donc aventurières) ! Ouf, je pourrais continuer à entendre la douce voix de l'homme que j'aime "mon coeur, où sont mes chaussettes... où t'as mis les clés... j'ai pas trouvé mon chargeur... laisse-moi dormir encore un quart d'heure...".



Bref ! Nous avons profité de ce séjour pour arpenter (pas trop longtemps... il faisait VRAIMENT froid) le célèbre pont de Brooklyn. La vue était magnifique et Lauris était le seul à avoir le courageà sortir ses mains des gants... Nous ne devons donc ces merveilleuses photos qu'à la seule volonté de fer de Lauris !













Mais nous n'avions de véritable intérêt pour NY que la soirée du 31 décembre qui s'annonçait festive à souhait !! Et puis j'ai déjà dis tout ce que je pensais de cette ville...



Nous voilà donc arrivés au récit de notre jour de l'an... On l'a attendu, on l'a planifié, on l'a payé, on l'a imaginé aussi. Beaucoup de gens en rêvent, nous ne sommes pas les seuls. Seulement nous, maintenant, on l'a fait et on peut tout vous raconter.



J'aurais pu faire la maline pendant des heures à vous raconter, à vous qui en rêvez, tout ce que vous voulez entendre... Tout ce qui vous ferez dire que vous voulez absolument y aller, abandonnant femme et enfants, voire même les chiens... Tout ce qui vous ferez penser que c'est génial, que c'est dingue, que rien ne sera plus jamais pareil après un jour de l'an sur Times square, qu'il y un avant et un après...



J'aurais pu.

Mais je ne le ferai pas parce que je vous mentirais sinon !










Il faut donc savoir que le nouvel an sur Times square c'est quasiment un million et demi de personnes, plus de 600 000 policiers déployés dans un périmètre restreint et des stars qui montent les célèbres marches rouges. Pour voir tout ça et être à un endroit stratégique (traduire par : un endroit où on voit les stars, où on entend les animateurs et où on nous donne les chapeaux... absolument nécessaires pour un jour de l'an réussi) il faut bien se rendre compte que l'arrivée sur ledit lieu ne peut pas se faire vers 22h...

Nous nous sommes donc armés de patience, Lauris, la cousine, les copines et moi, et notre arrivée sur Times square s'est faite aux alentours de 10h (le matin, cela va sans dire...). C'est à ce moment-là qu'on s'est dit que la journée allait être longue...

Finalement, elle n'a pas été si longue que ça parce qu'il y a beaucoup d'effervescence toute la journée et qu'il y a des petits trucs prévus pour faire passer le temps !!! Et puis on se rend compte de temps en temps qu'on est en plein milieu de New York un 31 décembre et le temps de crier et d'halluciner, c'est déjà un quart d'heure de passer !




Parmi les "petits trucs" pour faire patienter une foule déjà quasi hystérique... On notera le passage sur un des écrans géants de Times square qui fait son petit effet ! Non pas qu'Elsa, Lauris et moi sommes fans de Nivea (enfin si... Elsa est fan...) mais c'est le sponsor officiel de ce nouvel an 2010, alors on enfile les chapeaux, on fait honneur à notre cri de guerre désormais célèbre et on se regarde, en criant un peu quand même, passer en plein milieu de Times square !

Ce moment est complètement dingue. Il faut le dire. On a beau avoir froid, avoir envie de faire pipi, avoir faim... On n'en peux plus quand on voit sa petite ganache sur ces écrans juste hyper impressionnants et complètement hors normes... Et puis le fait qu'on n'est pas les seuls à voir nos têtes rend encore un peu plus hystérique !








A partir de 18h, un mini décompte de 10 à 0 fête la nouvelle année dans les pays du monde. Nous avons donc dignement hurlé bonne année à 18h pour nous, français que nous sommes, en ayant dans notre tête une grosse pensée pour tous les français qui nous suivent depuis le début de cette aventure. C'est assez impressionnant ce décompte, un son vraiment particulier rythme les secondes et on se sent très vite dans l'ambiance.




Puis le moment tant attendu arrive, il est bientôt minuit et le décompte va bientôt se faire. Mais le problème est là... Si j'ai été assez positive sur le déroulement de la journée, il n'en va VRAIMENT pas de même avec la soirée en elle-même. Il faut bien comprendre que les caméras sont braquées sur la foule en délire MAIS PAS TOUJOURS... Quand ce n'est pas le cas, parfois il n'y a plus rien, ni musique, ni cris, ni personne pour animer la soirée.

Il y a bien une star (Jennifer Lopez... J'ai pas choisi...) qui vient chanter des chansons, mais chanter 2 chansons et 2 fois les mêmes, c'est pas vraiment ce à quoi on s'attend. Cet évènement est donc plutôt fait pour la télé, les moments filmés sont assez sympas. Mais à côté c'est vraiment pas la plus grosse teuf du siècle. Les musiques sont assez banales, rien de nouveau (voire que des hits de l'année dernière), le son est loin d'être transcendant, la foule est tassée, peu de place, pas de possibilité de sortir des barrières sous peine de ne plus jamais pouvoir y revenir (quand on sait qu'on est dans le même mètre carré depuis 10h le matin, ça fait long), des coupons de réduction pour des pizzas qui tombent du ciel...

Malgré tout, le moment où le décompte se fait est assez magique, je ne pourrais pas le nier. On est porté par la foule qui scande en rythme le décompte de la dernière minute... Seconde par seconde. A ce moment-là exactement tout s'arrête, on oublie toute la journée qu'on a passé à attendre, on trouve que la vie est formidable et on a envie de faire des bisous à tout le monde, de souhaiter que cette année soit belle et enrichissante, de s'aimer comme des fous...

C'est une minute folle, où toutes les idées se bousculent dans nos têtes, où plus rien n'a véritablement d'importance à côté du primordial et imposant décompte, où on se fait manger par la grandiose Times square qui nous en met plein les yeux, plein les oreilles avec des bons classiques bien larmoyants (Lisa Minelli entre autres avec son célèbre New York New York, ou encore It's a wonderful word)...

Comme tout le monde est gentil (et que les policiers ne sont pas tous New Yorkais et donc désagréables) on arrive même à poser avec des policiers ravis d'être ici mais quand même contents que ça se termine bientôt ! Et c'est vrai que ça donne des photos assez sympas !



Mais le retour à la réalité est assez brut. Les caméras s'éteignent sur une foule en délire tandis que la police fait se disperser à la vitesse de la lumière cette foule hyperactive. Les policiers remplaçent leurs sourires par des mains qui attrapent toutes les bouteilles d'alcool et les vident au sol plutôt que de nous laisser la finir... Il faut absolument quitter la ville, et si certains ne comprennent pas ce qu'on leur dit, les véhicules de nettoyages les poussent sans aucune pitié vers la sortie. Tout se vide et il reste un sol souillé par cette foule désormais disparue, contrainte de finir la soirée dans l'un des innombrables bars de la ville, absolument hors de prix pour nos bourses étudiantes.



En fin de compte, si le décompte de la nouvelle année vaut le coup, je ne pense pas qu'il vaille toutes ces heures d'attentes, à ne pas pouvoir sortir de son mètre carré, à ne pas pouvoir boire ouvertement de l'alcool, à ne pas pouvoir faire pipi, à avoir froid, à entrevoir la petite voiturette transportant les chanteurs à la scène, à rester debout, sans musique...

Bref, j'ai mis bien du temps à vous décrire cette belle journée que nous avons vécu et si je l'avais fais un peu plus tôt j'aurais pu vous adresser à tous un gros bisou de nous 5 ! Malheureusement, le temps a filé aussi vite que filera l'année 2010 et je suis désormais seule, avec Lauris pour vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année.




Mais je ne suis pas seule, j'ai à mes côtés pour quelques jours encore celle qui fait office de cousine, de soeur, de petite maman, de femme épanouie. Ma Laetitia que j'aime. Et on en profite à fond, je vous raconterais tout ça... Pas d'inquiétude !!!


Oui, j'entends vos complaintes... Vous devez râler devant votre PC en voyant qu'aucun nouveau billet n'est posté, surtout que j'ai stoppé mon récit au dénouement de nos vacances...

Rassurez-vous (ou pas d'ailleurs) car la raison de notre absence sur le blog est tout simplement mon bonheur sans limite d'avoir accueilli depuis quelques jours déjà ma cousine chérie et son homme en notre demeure. Je profite d'eux à chaque instant et je ne veux pas me priver d'elle même quelques heures.

Parce que j'écris mes billet avec tout mon amour et que cela me prend beaucoup de temps, parce que j'ai souvent besoin de m'isoler pour ça... vous comprendrez que le blog passe après tout l'amour que j'ai à donner à ma cousine d'amour.

Mais je vous aime et bientôt vous aurez beaucoup de lecture !

Vacances : Etape 2 !

Hi ! (ah oui, j'ai oublié de vous dire que j'étais totally bilingue now !)

Après avoir fêté Noël dignement en compagnie d'une énorme dinde (que nous avons d'ailleurs mangée pendant les 2 jours suivants), nous avons activement préparé le voyage pour les Etats-Unis. Nous passerons 2 jours à Boston puis 3 jours à New York city, sachant que la dernière journée est complètement bloquée par notre envie irrépressible de fêter le nouvel an sur Times square, ce qui implique qu'on soit sur les lieux vers 10h du matin, pour ne plus y bouger...


Pour les plus incultes, je rappelle que Boston est une ville a l'aspect culturel certain puisque c'est là qu'a été tourné "Ally Mc Beal". D'ailleurs, je remercie Elsa qui me l'a rappelé. je l'avais oublié, je me suis longuement fouettée pour ça. Et j'ai aussi re re re re regardé le passage de cette cultissime série dans lequel Billy meurt... Bien sûr que non j'ai pas pleuré... Absolument pas... pffff.

Que le récit sur Boston débute !


Pour que notre aventure se passe bien, une seule et unique règle à respecter... Un sac à dos par personne. Enfin, maintenant, chacun porte ses affaires alors si y'en a une qui se sent la force de trainer une valise d'un quintal derrière elle... Ok tsé !




Les affaires sont bouclées, chacun entraine derrière lui son sac à dos, on ferme la porte et on dit au revoir à Montréal pour 6 jours non stop. Le bus démarre de la gare centrale d'autobus à 23h15 et c'est parti pour notre première nuit dans le bus. Il faut dire qu'on commence à avoir l'habitude du bus. C'est un moyen de transport franchement pas très cher (j'ai décidé d'agrémenter mes propos d'exemples concrets et utiles ! 60 $ pour aller de Montréal à Boston. C'est intéressant n'est-ce pas d'avoir de tels exemples ? ouf tsé...). Et puis tout le monde peut dormir. Pas besoin de désigner un conducteur ! Enfin si, besoin d'un conducteur en réflechissant bien...

L'étape de l'immigration nous faisait un peu peur... Le 25 décembre, il y a eu le fameux attentat raté et les douaniers risquent d'être sur le qui-vive. On revoit les fondamentaux en groupe... ça ressemble à un mauvais cours d'anglais de 6ème... "I am a student in Montréal... I don't wan't to faire péter la statue of liberty and I love Obama very much... My boyfriend is a barbu but he is not a taliban...". De toute façon Lauris et moi ne nous inquiétons pas. Quand on a été à NY avec belle-maman, on nous a donné un visa qui n'a pas encore expiré. Finalement, comme on a déjà été acceptés sur le territoire américain, on risque quasiment pas de se faire refouler. Pour Elsa, c'est un peu plus compliqué... Elle va devoir expliquer au gentil monsieur qu'elle avait elle aussi un visa, mais que l'agent lui a enlevé croyant qu'elle ne reviendrait pas, alors qu'elle allait revenir...

Finalement, Lauris et moi passons l'étape avec brio tandis qu'un agent regarde les 3 nanas et leur dit d'aller au fond du couloir pour discuter un peu... Ah... Bon, ben on vous attends dans le bus les filles... Eh... Mais le bus redémarre... Lauris se précipite sur le chauffeur pour lui demander ce qui se passe et lui expliquer tant bien que mal (ben oui, il parle anglais le chauffeur...) que nous étions 5 au départ et que nous aimerions bien être 5 à l'arrivée. Pas de soucis, il ne faisait que se décaler... Mieux vaut agresser le chauffeur de bus pour rien que de ne pas l'agresser et partir sans les filles.


Les filles reviennent à moitié hystériques. l'agent qu'elles ont rencontré était une femme qui parlait quelques mots de français, elle leur a même chanté une chanson... Et dire que pendant qu'on stressait, elles chantaient en choeur avec la douanière en tenant le rôle des immigrées accompagnées pour seul bagage d'un pauvre sac à dos...


A peine arrivés à Boston, c'est le métro que nous prendrons. Pendant tout le voyage, Elsa a eu la merveilleuse idée de faire des photos en noir et blanc. Rien que pour ça je vote pour elle aux élections de président du monde.



C'est marrant le métro. Chacun le vis différemment, il y en a que ça endors (ne comptez pas sur moi pour balancer les noms c'est trop moche... (Sachez juste que ce n'est pas moi. Je vais pas vous laisser croire que je dors dans le métro. Ni Lauris, je vais pas salir la réputation de mon homme... Ni la cousine, faut protéger la famille... Ni Marion, solidarité anciennes L3 droit...) et il y en a que ça amuse visiblement... Ou sinon c'est juste qu'Elsa me gratifie de son sourire coquin... Je sais plus du coup.
Bon, le plus important à ce moment-là, c'est de trouver l'auberge de jeunesse dans laquelle nous dormons ce soir ! Et on l'a cherchée un sacré bout de temps... Disons que c'était exactement ce qu'on voulait faire et qu'on a fait pleins de détours sans aucune logique pour visiter la ville sous la pluie !
Une fois l'auberge trouvée, nous nous attaquons à notre première visite... Et c'est pas rien ! Ce sera Harvard ! Célébrissime université de droit !






Si nous avons l'air tout à fait naturels, sachez qu'on a environ 10 photos sur ce banc... D'ailleurs je m'aperçois que j'en ai prise une où nous ne sommes pas tous dessus, puisqu'il manque la belle Emilie...


Dingue... Les poubelles de Harvard sont vraiment dingues... Ca ne se voit pas sur la photo, mais il y a marqué "veritas" dessus... Vraiment drôle, d'ailleurs je crois que ça se voit que ça nous a fait rire.


D'ailleurs, à harvard, nous sommes passés par mon école primaire. Oui, je ne le dis pas toujours parce que je suis assez modeste, somme toute... Cette école, que nous pouvons habilement et rapidement traduire par "école des dieux" est la mienne. Je suis sortie major de ma promo. De quoi suis-je bien la déesse me direz-vous ? Déesse de la géographie évidemment bande d'inconscients...


Le deuxième jour on a décidé de se la jouer beaucoup moins freestyle et on a suivi la "Freedom trail". C'est un parcours représenté par une ligne rouge que l'on peut suivre sans se prendre la tête et qui passe par les principaux attraits de la ville. L'idée est vraiment super. Pas de maux de tête pour Elsa ou Lauris quant à la ligne de métro à prendre, on ne fait que marcher sur la ligne rouge ! C'est ainsi que nous avons visité le reste de la ville. Suivre cette foutue ligne nous aura pris une bonne journée...
Elle nous en a montré des choses cette ligne rouge...
Pour cette photo, sachez que Lauris a donné de sa personne. il s'est allongé, ventre à terre, ne faisant plus qu'un avec le trottoir, attendant le moment propice pour appuyer sur le "clic"... qui donnerait naissance à une photo parfaite...



Pause Hot-dogs bien méritée. Après, j'ai mangé un bretzel... Dingue...













La Freedom Trail a cesser de nous guider lorsque cette vue magnifique s'est offerte à nous. Nous en avons profité pour faire une photo de groupe. Sur le retour nous avons recroisé la ligne rouge... J'avoue qu'elle commençait à nous énerver un peu... Elle faisait quand meme vraiment la maline, il était temps qu'on la quitte.
Je savais qu'ils rigolaient pas avec la sécurité aux Etats-Unis, mais là... Ca en effraierait plus d'un le coup du fil barbelé enroulé...


J'ai trouvé ton resto papa !
A bientôt pour l'étape 3 du voyage qui fera découvrir aux filles NY pour la première fois ! Elsa, Lauris et moi sommes des habitués !!!